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Antoine Diotel fabrique ses chips de sarrasin de A à Z

publié le 14.04.2017
Antoine Diotel, finaliste d’Innovabio, un concours soutenu par le Département. © Franck Hamon
Antoine Diotel, finaliste d’Innovabio, un concours soutenu par le Département. © Franck Hamon

À La Chapelle-Bouëxic, Antoine Diotel diversifie la production 100 % bio du Gaec familial.

C’était en juillet dernier. Avec la confection d’une vingtaine de ballotins de 100 grammes, Antoine Diotel a voulu passer ses chips au révélateur du marché des Lices, à Rennes. En quelques heures, tout s’est vendu. Rebelote le samedi suivant, avec cette fois le double de sachets. « Je me suis fait dévaliser », s’amuse le jeune paysan de 29 ans. Depuis, le succès de ses Celti Croc’ n’a cessé de croître. Pourtant, Antoine envisageait un autre projet : « Je voulais monter un food-truck, mais vu l’investissement que ça nécessitait, j’ai laissé tomber. »

Produit fermier

Après une expérience d’une douzaine d’années dans la restauration un peu partout en France, Antoine a ressenti le besoin de revenir sur les terres familiales, à La Chapelle-Bouëxic. Depuis plus de 20 ans, ses parents et son oncle, associés en Gaec, produisent des pains, brioches et galettes en agriculture biologique. De la culture des céréales à la vente directe, tout est fait sur place. « Je voulais innover, résume Antoine. À force de chercher, de discuter, j’ai eu l’idée de fabriquer des chips de sarrasin. » Quelque 5 000 € lui ont suffi pour s’équiper d’une friteuse, d’une hotte et d’un labo de cuisine aux normes. Chaque semaine, 500 sachets sont confectionnés manuellement par Antoine, avec l’aide de son frère Erwan. Les ballotins sont vendus dans les magasins bio et les épiceries fines. Aux sirènes de la grande distribution, il n’a pas succombé. « Je veux garder un produit artisanal, fermier et de qualité. »
 

Plus d’infos :

Celti Croc’, La Basse-Boutinais à La Chapelle-Bouëxic.
Contact : diotelantoine@gmail.com.